Mon intervention au conseil municipal du 23 juin 2026 — règlement intérieur
Mon intervention — Amendement sur les réseaux sociaux
Maintenant, au 21e siècle, il faut dépasser le simple bulletin d’information général papier. La communication politique d’une ville se fait majoritairement sur les réseaux sociaux.
Une jurisprudence récente, constante et pacifiée sur le sujet affirme trois choses. Un : une page Facebook municipale qui valorise l’action de la majorité constitue bien un bulletin d’information général à part entière — c’est le cas de la page de la ville. Deux : le droit d’expression sur ce support doit s’exercer dans des conditions de visibilité équitable — on ne peut pas considérer qu’un simple renvoi vers un PDF qui lui-même renvoie à une tribune d’expression est suffisant. Trois : le règlement intérieur du conseil municipal a l’obligation d’en définir explicitement les modalités.
En tant qu’élu d’opposition, je me refuse que les réseaux sociaux de la ville, financés par l’argent de tous les contribuables calaisiens, soient confisqués au seul profit exclusif de la communication de madame la maire et de sa majorité. La démocratie locale exige le pluralisme et l’égalité de traitement.
Mon intervention — Le délai des 48 heures ouvrées
Le délai de dépôt des amendements est fixé au vendredi 17h en « jours ouvrés ». Cela signifie que le week-end est exclu du décompte. Pour des élus d’opposition qui, comme moi, travaillent en semaine, c’est un désavantage évident : le week-end est précisément le moment où je peux approfondir les dossiers.
Et pire : l’amendement n°2, qui visait justement à supprimer le terme « ouvré », a été mis au vote sans avoir été transmis aux conseillers municipaux avant la séance. Les élus ont voté quelque chose dont ils n’avaient pas eu connaissance.
La réponse de la majorité
Mme Bouchart (maire), sur Facebook : « L’expression qui vous est donnée dans le Calais Mag répond et satisfait au droit. J’ai moi-même une page Facebook, je fais bien la séparation. »
Le Calais Mag est un mensuel. Opposer un magazine papier qui paraît douze fois par an à la réactivité quotidienne des réseaux sociaux, c’est tout simplement refuser d’entrer dans le 21e siècle.
Mme Bouchart, sur le délai : « Je considère que le fait de déposer le vendredi pour 17 ou 18 heures est suffisant. »
Les deux amendements ont été rejetés. Le règlement reste au minimum légal. Les réseaux sociaux de la ville restent la chasse gardée de la majorité. Et l’amendement voté sans transmission préalable — un vice de procédure dont la légalité mériterait d’être examinée.
Jean-Philippe Lannoy, conseiller municipal LFI — Calais à gauche toute

Laisser un commentaire