Armement de la police municipale de Marck : la surenchère sécuritaire, toujours la mauvaise réponse
La réunion publique du 29 septembre à Marck n’a rien changé à l’évidence : armer la police municipale de revolvers Glock 17 est une fausse réponse à un problème qui, de l’aveu même de la soirée, n’existe pas. Le dernier usage d’une arme par un gendarme sur la commune remonte aux années 2000. Tout l’argumentaire du maire ne repose que sur la peur « au cas où », jamais sur des faits.
La sécurité des personnes est une compétence régalienne de l’État. Chaque commune qui s’arme fait un pas de plus vers une sécurité morcelée et privatisée, pousse les communes voisines à la surenchère, et abîme le lien de confiance entre une police de proximité et sa population. Porter une arme létale n’est pas la fonction d’une police municipale.
L’argent public a mieux à faire. 19 500 € de Glocks, 70 000 € de tasers : autant de crédits qui manqueront à la jeunesse, aux services publics, à la prévention et à la médiation, les seules réponses durables à l’insécurité réelle, quand elle existe. Sans parler du paradoxe relevé par les habitants eux-mêmes : la réglementation contrôle davantage les tasers, armes non létales, que les revolvers, qui eux tuent. Deux séances d’entraînement annuelles et un permis de port d’arme à vie, voilà l’« encadrement » promis.
Face à la banalisation des armes, Les Insoumis·es du Calaisis appellent les Marckoises et les Marckois à voter NON au référendum du 4 octobre. La tranquillité ne s’achète pas à coups de Glock : elle se construit par le service public et la justice sociale.
Les Insoumis·es du Calaisis
collectif des groupes d’action du Calaisis

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